Le président français a affirmé vendredi que la France ne mettrait pas en place de centres pour migrants en dehors des frontières de l’Union européenne, comme le prévoit le "règlement retour" adopté la semaine dernière par les eurodéputés. Emmanuel Macron estime que ce dispositif n’est "ni efficace, ni ne correspond aux principes qui sont les nôtres".
La France est, avec l’Espagne, le seul État de l’Union européenne (UE) a faire part de ses réserves sur les "hubs retour", ces fameux centres situés dans des pays hors UE où peuvent être envoyés les migrants déboutés de l’asile.
Paris a, dès le départ, émis des réticences, tandis que Madrid s’y est catégoriquement opposée.
Vendredi 19 juin, le président Emmanuel Macron a réaffirmé sa position à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles
(...) "Je n’ai jamais vu un centre de retour dans un pays tiers fonctionner", a insisté le président français.
L’idée de créer des "hubs retour", sans lien avec le pays d’origine des migrants, n’est pas nouvelle. Elle a été testée par l’Italie de Giorgia Meloni en Albanie, les étrangers y étant envoyés avant même l’examen de leur demande d’asile, contrairement à ce que prévoit la nouvelle loi européenne. Mais le dispositif a connu un échec cuisant, après plusieurs revers judiciaires. Tout comme celui mis en place entre le Royaume-Uni et le Rwanda, mais qui n’a jamais vu le jour.
Le Rwanda, l’Ouganda ou l’Ouzbékistan comme potentiels candidats (...)