L’île de Malte a finalement autorisé le débarquement, dans la nuit de samedi à dimanche, des 425 migrants bloqués depuis plusieurs semaines sur des bateaux de tourisme. Le Premier ministre Robert Abela a assuré avoir été contraint et forcé d’agir après avoir reçu un appel à l’aide de l’équipage d’un des bateaux.
Ce débarquement met fin à plus d’un mois d’incertitude pour ces personnes venues de Libye, qui étaient jusqu’alors maintenues par les autorités maltaises à la limite des eaux territoriales à bord de bateaux de tourisme.
"Aucun pays européen, malgré leurs grands discours sur la solidarité de l’Europe, n’a finalement accepté de prendre ces migrants", a fustigé La Valette dans son communiqué. Le gouvernement "n’a pas voulu mettre en danger les vies de ces migrants comme celle des équipages" des navires les accueillant. (...)
’’Ils nous ont donné une demi-heure pour agir, sinon ils auraient kidnappé l’équipage’’
Selon l’agence de presse italienne AGI, la décision a été prise de les débarquer "car les équipages des navires de tourisme craignaient pour leur sécurité", avec une situation devenant "très difficile à gérer".
Le Premier ministre Robert Abela a de son côté précisé, dans une interview télévisée, que le gouvernement avait été forcé à agir après avoir reçu un appel à l’aide de l’équipage d’un des bateaux : selon eux, un groupe de migrants menaçait de les kidnapper.
’’Ils nous ont donné une demi-heure pour agir, sinon ils auraient kidnappé l’équipage’’, a déclaré Robert Abela. (...)