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La plupart des policiers violents étaient des sympathisants d’extrême-droite
Article mis en ligne le 31 mai 2019
dernière modification le 22 juillet 2022

Sur les 240 enquêtes ouvertes par l’IGPN pour des violences de la part de fonctionnaires de police, la grande majorité d’entre elles concerneraient des sympathisants d’extrême-droite.

Depuis le début de la contestation des "Gilets Jaunes", 240 enquêtes judiciaires ont été ouvertes par l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) pour des violences présumées et volontaires sur des manifestants.

161 de ces plaintes émanent du Parquet de Paris pour des faits survenus lors des manifestations dans la Capitale depuis le mois de novembre 2018.

Les derniers signalements remontent aux manifestations du 1er mai 2019. (...)

De nombreuses associations, ainsi que la Ligue des Droits de l’Homme et Amnesty International, déplorent le traitement particulièrement lent de ces dossiers par les services de l’IGPN.

Une soixantaine d’enquêtes ouvertes auraient été achevées et remises aux Procureurs de la République en fonction dans les villes concernées, elles doivent donc maintenant être appréciées par la justice qui donnera suite ou non à ces procédures.

Durant l’examen préliminaire des signalements, les fonctionnaires de l’Inspection Générale dressent un profil psychologique et professionnel de chaque policier faisant l’objet d’un signalement. Lors de ces enquêtes de personnalité, l’IGPN a découvert que l’immense majorité de ces policiers aux pratiques jugées trop violentes, étaient sympathisants politiques d’extrême droite et/ou membres des syndicats comme le FPIP (Fédération Professionnelle Indépendante de la Police) ou l’ancien syndicat Front National Police (FNP) ou même France Police (Policiers en colère).

Si le vote d’extrême-droite est largement supérieur à la moyenne, au sein des fonctionnaires des Forces de l’Ordre (55, 6 %), les "policiers incriminés pour faits de violences volontaires" exploseraient ce score avec un taux d’appartenance aux théories d’extrême-droite avoisinant les 80%...!

On peut donc dire, en quelque sorte, que ce sont bien des militants et sympathisants d’extrême-droite qui , le plus souvent, profitent du relatif anonymat de l’uniforme pour exercer des violences volontaires et gratuites.

Rien n’établit à ce jour que ces policiers responsables des principales violences et débordements (du côté des Forces de l’Ordre) aient pu recevoir des consignes de la part des syndicats d’extrême-droite mais cela demeure une possibilité qu’étudie l’IGPN.

l’IGPN décrypte aussi les consignes données par la hiérarchie de l’exécutif pour y trouver d’éventuels encouragements à « se lâcher » ou qui aient pu laisser croire que ces violences excessives resteraient impunies. (...)