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La Première ministre finlandaise appelle à raccourcir les heures de travail et à mieux partager les richesses
Article mis en ligne le 27 août 2020

La Première ministre finlandaise Sanna Marin a appelé à réduire la journée de travail actuelle de huit heures dans son discours liminaire devant son parti social-démocrate lundi, arguant que la réduction des heures pourrait être compensée par une productivité accrue. (...)

Marin, l’une des plus jeunes premières ministres en fonction au monde, dirige le gouvernement de centre-gauche finlandais depuis décembre 2019, après qu’un allié de la coalition a forcé son prédécesseur Antti Rinne à démissionner.
Avec Rinne, qui a continué à présider le parti jusqu’à dimanche, Marin a dirigé le gouvernement vers la gauche, augmentant les retraites et annulant certaines des réductions de dépenses du gouvernement précédent.
(...)

Plus tôt lundi, la conférence de son parti a rejeté une proposition d’expérimentation d’une journée de travail de six heures, adoptant à la place l’objectif de raccourcir les heures ou d’introduire plus de flexibilité dans la vie professionnelle.
Sanna Marin a déclaré que des heures de travail plus courtes pourraient devenir possibles en augmentant la productivité et n’étaient pas en conflit avec des finances publiques solides ou l’objectif du gouvernement de faire passer le taux d’emploi de la Finlande de 73,7% actuellement à au moins 75%.

« La richesse engendrée par l’augmentation de la productivité du travail doit être partagée non seulement entre les propriétaires et les investisseurs, mais aussi avec les employés ordinaires », a-t-elle déclaré.

(...) En France, la sénatrice Sophie Primas (LREM) avait déclaré pendant la crise sanitaire que les français allaient devoir travailler plus pour relancer l’économie. (...)

Laurent Bigorne, directeur de l’Institut Montaigne et proche d’Emmanuel Macron, avait proposé récemment de supprimer une semaine de congés payés en 2020 et de supprimer définitivement le jour férié de la Pentecôte pour soutenir l’économie.
Face aux critiques des syndicats et des réseaux sociaux, le gouvernement n’avait pas suivi ces propositions.