Pour stopper d’éventuelles arrivées d’exilés en provenance d’Afghanistan, la Grèce a construit un mur de 40 kilomètres le long de sa frontière avec la Turquie. La nouvelle barrière vient compléter un arsenal anti-migrants déjà conséquent.
Alors que la présidente de la Commission Européenne Ursula Von Der Leyen exhortait la semaine dernière les pays membres de l’Union européenne à accueillir des réfugiés d’Afghanistan, la Grèce, elle, se barricade. Vendredi, le gouvernement a annoncé avoir achevé la construction d’un mur de 40 kilomètres, le long de sa frontière terrestre avec la Turquie. (...)
Déjà la semaine dernière, le ministre des Migrations, Notis Mitarachi, avait prévenu : "Notre pays ne sera pas une porte d’entrée vers l’Europe pour les migrants afghans illégaux". (...)
La réaction grecque est identique à celle de son voisin turc, qui compte accélérer la construction d’un mur de trois mètres de haut et de 295 kilomètres de long à la frontière avec l’Iran, autre porte de passage des exilés afghans. Quelque 156 kilomètres ont déjà été érigés et les patrouilles ont été renforcées, ont indiqué des responsables à l’AFP.
Doublé de barbelés et de fossés, il sera jalonné de radars, et d’une centaine de tours d’observation. Des mesures là aussi destinées à endiguer le risque d’une vague migratoire qui, d’après le chef de l’État turc Recep Tayyip Erdogan, poserait un "sérieux challenge pour tout le monde".