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L’été militant d’Extinction Rebellion
Article mis en ligne le 24 juillet 2019

Les activistes du mouvement écolo radical Extinction Rebellion sillonnent la France pour préparer une action de grande envergure. Première étape : Tours.

« Les campagnes traditionnelles ne sont pas assez gênantes pour mettre en place un rapport de force avec les décideurs. C’est pourquoi nous avons choisi la rébellion comme moyen d’action » (...)

Demain, ils partiront au Mans, puis ils rouleront vers Nantes et passeront sans doute à Morlaix. Le duo est attendu à Grenoble à la fin août et marquera une étape en Corse début septembre. Le reste de l’itinéraire est encore à définir, mais Jade et Pierre seront sur la route tout l’été. En témoignent les énormes sacs qui traînent à leurs pieds.

Voici la « caravane » d’Extinction Rebellion. Le but ? Recruter et former un maximum de militant·es pour préparer une action de grande envergure à Paris en octobre, qui serait suivie d’autres évènements à Londres, Berlin ou New York. (...)

Dans chaque ville où le collectif posera ses valises, des activistes du coin grossiront les troupes avant de rejoindre l’étape suivante. « L’idée est venue lors d’un week-end stratégie il y a deux mois, rembobine Pierre. Certains militants proposaient de faire des actions sur le Tour de France. Et puis on s’est dit : “Pourquoi ne pas partir en faire un ?” » (...)

Depuis, une soixantaine d’annexes locales ont vu le jour, dont celle de Tours, qui accueille aujourd’hui la caravane.

« XR » France revendique plus de 6.000 membres, qui se sont notamment fait·es connaître après avoir bloqué le pont de Sully à Paris, le 28 juin.

D’ailleurs, presque toutes les personnes présentes ce soir y étaient. Anthony, grand gaillard au t-shirt floqué du logo d’Extinction Rebellion –un sablier cerclé– faisait partie des activistes violemment évacué·es par la police. (...)

« C’est presque une bonne chose qu’ils aient eu recours à la force. Médiatiquement, on a explosé. On l’a vu au niveau des dons, des soutiens et des nouveaux membres, constate celui qui a cofondé le groupe de Tours. La non-violence nous permet de mettre la police et le gouvernement face à un dilemme : s’ils utilisent la violence, l’opinion publique sera de notre côté. » (...)

« On propose des formations en fonction de ce dont on besoin les groupes locaux, souligne Jade. Ici, par exemple, on nous a demandé des interventions autour de l’organisation du groupe. À Morlaix et Nantes, ce sont les formations à la désobéissance civile qui intéressent. »

Au programme de cette formation censée durer huit heures : des jeux de rôle pour apprendre à réagir face aux forces de l’ordre et une partie légale, notamment sur ce qu’il faut faire et ne pas faire en garde à vue. (...)