(...) Si une loi passée par un gouvernement de gauche en 2016 a permis d’améliorer quelque peu la situation, les personnes qui n’ont pas d’assurance santé sont en général uniquement couvertes par le système de santé national grec dans les cas d’urgence. Les migrants sans papiers sont ainsi admis gratuitement à l’hôpital et traité pour des urgences sans risque a priori d’être signalé aux autorités.
Mais dans des cas qui ne représentent pas une urgence médicale et si vous êtes en Grèce sans titre de séjour, vous n’êtes officiellement pas couvert par le système de santé. Cela concerne notamment les visites médicales classiques, les radiographies ou encore les achats de médicaments.
Néanmoins, il existe une série d’ONG qui proposent des services aux migrants sans papiers. En voici quelques-unes :
Les cliniques solidaires KIFA
Les KIFA sont nées en 2009. Ces cliniques et pharmacies prodiguent des soins aux migrants sans papiers mais aussi à toute personne qui n’a pas les moyens financiers pour des traitements ou des médicaments qui sont seulement en partie couverts par le système de soins grec.
Les cliniques solidaires KIFA sont présentes un peu partout en Grèce et financées par des ONG et des dons privés.
Les polycliniques de Médecins du monde
L’ONG Médecins du monde gère des centres médicaux qui fonctionnement comme les cliniques solidaires. Ils proposent des soins de première nécessité, de l’assistance psychologique et des médicaments gratuits à toute personne qui a un accès limité à la couverture maladie grecque.(...)
Aux dernières nouvelles, Médecins du monde disposait de six de ces polycliniques : à Athènes, à Le Pirée, à Thessalonique, à Patras, à Chania et à Kavala.(...)
Les polycliniques de Médecins du monde proposent aussi une assistance spécifique aux enfants et adolescents qui présentent des handicaps mentaux ou des difficultés d’apprendre.
Néanmoins, une réorganisation était en cours ce qui pourrait se traduire par une réduction du nombre de centres de soins. Selon Sotiris Papakonstantinou, un médecin et coordinateur chez Médecins du monde, les services pourraient se limiter dans le futur aux villes d’Athènes et de Thessalonique.
Cette réduction de voilure serait notamment due au manque de financement et aux réductions de budget d’aide humanitaire de l’Union européenne.
Praksis
Cette ONG gère de polycliniques à Athènes et Thessalonique pour ceux qui n’ont pas accès au système de santé public. On y trouve également des pédiatres, des dentistes ou encore de obstétriciens et des dermatologues.