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Diritti umani
Grèce - Des migrants battus et refoulés de force vers la Turquie par voie terrestre et maritime, en violation du droit international des réfugiés.
/Human Rights Watch
Article mis en ligne le 20 juillet 2021

Les gardes-frontières turcs ont arrêté des dizaines de migrants en situation irrégulière qui ont été fouillés et battus par des responsables grecs de l’autre côté de la frontière, a déclaré le ministère de la Défense.

La nouvelle n’a pas eu de réactions adéquates en Europe

Le ministère a noté qu’environ 42 migrants irréguliers, dont 12 individus nus, étaient détenus dans la province d’Edirne, près de la frontière grecque.

Les migrants ont déclaré aux unités frontalières turques que la partie grecque ne leur avait donné ni eau ni nourriture, les avait maltraités, les a déshabillés et les a forcés à entrer en Turquie.

Il existe d’autres informations et rapports similaires sur les mauvais traitements infligés aux migrants par la Grèce.

La réaction grecque envers les réfugiés est dure. Plusieurs réfugiés ont été tués et beaucoup maltraités, attaqués et aspergés de lacrymogènes par les forces grecques. Les forces grecques ont même tenté de couler les canots pneumatiques des réfugiés essayant de traverser la mer Égée.

La Turquie accueille déjà près de 4 millions de migrants syriens, plus que tout autre pays au monde. Les responsables disent que le pays ne peut pas gérer une autre vague de réfugiés.

Ces dernières années, la Turquie et la Grèce ont été des points de transit clés pour les migrants souhaitant entrer en Europe, fuyant les guerres et les persécutions pour commencer une nouvelle vie.

Plusieurs groupes de défense des droits humains et la Turquie ont accusé la Grèce de refoulements à grande échelle et d’expulsions sommaires sans accès aux procédures d’asile, ce qui constitue une violation du droit international. Ils accusent également l’Union européenne de fermer les yeux sur ce qu’ils disent être une violation flagrante des droits de l’homme.

Les retours sont considérés comme contraires aux accords internationaux de protection des réfugiés qui stipulent que les personnes ne doivent pas être expulsées ou renvoyées vers un pays où leur vie ou leur sécurité pourrait être en danger en raison de leur race, religion, nationalité ou affiliation à un groupe social ou politique.

Le 3 mars, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré que la pratique grecque consistant à renvoyer les migrants en situation irrégulière vers la Turquie constitue une violation flagrante de la Convention de 1951 sur les réfugiés, de la Convention européenne des droits de l’homme et du droit de l’Union européenne.

En outre, une enquête conjointe menée par plusieurs organes de presse internationaux a rapporté en octobre que Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, avait été complice d’opérations de refoulement maritime pour éloigner les migrants tentant d’entrer dans l’UE via les eaux grecques.