La Suède durcit sa politique migratoire. Le Parlement, sous la pression de l’extrême droite, vient d’adopter deux lois pour faciliter l’expulsion des migrants, l’une basée sur leur comportement, l’autre sur la délation de la part des fonctionnaires suédois. Des lois dénoncées par les organisations de défense des droits humains.
Le Parlement a adopté ce lundi 15 juin un tour de vis dans la politique migratoire du pays. En adoptant le premier texte à une large majorité – 302 pour et 44 contre –, les députés ont rendu possible l’expulsion de ressortissants étrangers pour « mauvaise conduite ».
Un terme juridiquement vague qui permettra de révoquer des permis de séjour aux migrants en fonction de leur comportement. Cela comprendra les auteurs de certains délits, mais pas que, le texte peut aussi concerner la façon de vivre des migrants ou leur moralité.
L’autre loi, aussi appelée la loi des « mouchards », instaure une sorte de délation. Désormais les fonctionnaires de plusieurs services publics – emploi, assurance sociale, fisc, retraites, administration pénitentiaire et faillites – seront tenus de signaler à la police et à l’agence de l’immigration les étrangers sans-papiers. (...)
Une exception pour les services de santé (...)
Les migrants vivront désormais dans un climat de peur, dénoncent les ONG. Ces nouvelles lois anti-immigration entreront en vigueur le 13 juillet.