Allez-vous être renvoyé en Italie si vous y avez déposé vos empreintes digitales mais fait votre demande d’asile dans un autre pays ? Que se passe-t-il si vous refusez d’être expulsé dans le cadre du règlement de Dublin ? Nous avons posé ces questions, et bien d’autres, à plusieurs experts.
Le règlement de Dublin, également appelé Dublin III, est une loi européenne qui détermine quel pays est responsable pour examiner une demande d’asile : il s’agit du pays par lequel un demandeur d’asile est entré en Europe.
L’un des objectifs du règlement est d’éviter qu’une personne ne dépose des demandes d’asile multiples dans plusieurs États adhérant à Dublin III. Ces pays membres, qu’on appellera "pays ou États Dublin" dans l’article, sont ceux de l’Union européenne (UE) ainsi que le Royaume-Uni, l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein.
En mars 2020, les voyages ont été interdits entre la plupart des pays européens pour enrayer la propagation du Covid-19. Bien que le règlement de Dublin est resté en vigueur, la plupart des transferts entre les États membres ont également été suspendus depuis la mi-mars.
En juin, les restrictions de déplacement à l’intérieur de l’Europe ont commencé à être allégées, puis levées, ce qui a rendu les transferts de "dublinés" à nouveau possible.
Sollicité par InfoMigrants, le Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO) a expliqué, le 24 juin, que les États membres ont manifesté leur intention "d’organiser progressivement davantage de transferts Dublin dans les semaines à venir, tout en respectant la santé publique et les règles sanitaires en vigueur."
Avant le début de la pandémie, InfoMigrants avait demandé à des avocats de répondre à certaines questions sur le règlement de Dublin que nous avions reçues via Facebook. Jusque-là, ne sachant pas quand exactement le règlement serait à nouveau mis en application sur le terrain, nous avions préféré retarder la publication des réponses. Désormais, il semble opportun de faire le point sur ces interrogations.
Les principes de Dublin III (...)