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Les Nouvelles News
Citoyenneté, emploi, violences... le long combat contre les lois discriminatoires
Article mis en ligne le 20 février 2015
dernière modification le 16 février 2015

Vingt ans après la conférence de Pékin où 189 États s’engageaient à abroger toutes les lois "qui introduisent une discrimination fondée sur le sexe", ces dernières sont encore légion. L’ONG Equality Now lance une campagne d’action.

Au Bahamas, en Inde, comme dans plusieurs autres pays, le viol conjugal est légal ; en Russie, 456 emplois sont interdits aux femmes ; en Iran, le témoignage d’une femme ne vaut que la moitié de celui d’un homme ; au Chili, la loi fait du mari le propriétaire des biens du couple...
Ce sont là quelques exemples, parmi bien d’autres, de lois discriminatoires que l’ONG Equality Now (Égalité Maintenant) veut voir disparaître.

En 1995, à la Conférence mondiale des Nations Unies sur les droits des femmes, qui a débouché sur un programme d’actions, la "plate-forme de Pékin", 189 États s’étaient engagés à « abroger toutes les lois encore en vigueur qui introduisent une discrimination fondée sur le sexe. » Vingt ans après, beaucoup reste à faire, souligne Equality Now qui a lancé samedi 14 février une campagne d’action à l’occasion de « Pékin+20 ».

L’ONG pointe du doigt un « échantillon » d’une cinquantaine de pays où des lois « explicitement discriminatoires » doivent être abrogées. Des lois qui concernent le statut matrimonial (mariage, divorce, polygamie, obéissance de la femme), le statut personnel (citoyenneté, poids accordé au témoignage devant les tribunaux, circulation, prostitution), le statut économique (héritage, propriété, emploi) et les violences envers les femmes (viol, violences conjugales, crimes « d’honneur »). Toutes sont discriminatoires à l’encontre des femmes, à l’exception d’une : aux États-Unis, la transmission de la nationalité aux enfants nés à l’étranger et en dehors du mariage est plus compliquée pour les pères que pour les mères. (...)

Les internautes sont appelés à participer à cette campagne pendant un mois, en écrivant aux États concernés. Du 9 au 20 mars, à l’ONU, les représentants des États membres et des ONG dresseront un bilan des ces vingt années d’après- "plate-forme de Pékin".

Pour souligner que l’action paie, Equality Now souligne que plus de la moitié des pays épinglés dans ses trois rapports précédents (1999, 2004, 2010) ont abrogé, ou bien modifié entièrement ou partiellement, des lois discriminatoires.
(...)