Au moins quatre personnes sont mortes, dont une femme visiblement enceinte et un enfant, après le naufrage d’un bateau de migrants à quelques mètres de l’île de Lanzarote, dans l’archipel espagnol des Canaries, jeudi soir. Quatre autres personnes sont portées disparues.
Le drame s’est déroulé dans la soirée de jeudi 17 juin. Alors qu’elle s’approchait tout près des côtes de l’ile de Lanzarote, aux Canaries, une embarcation s’est renversée.
Quatre personnes sont mortes. "Un homme et deux femmes décédés ont été retrouvées dans un premier temps dont une (femme) que nous pensons enceinte", a détaillé a déclaré Enrique Espinosa, le chef des services de secours de Lanzarote. Plus tard, un hélicoptère a localisé le corps d’un "mineur", a-t-il indiqué sans pouvoir préciser s’il s’agissait d’une fille ou d’un garçon.
Plusieurs personnes portées disparues
L’embarcation comptait vraisemblablement 49 personnes à bord. Toutes les personnes qui se trouvaient à bord étaient originaires d’Afrique sub-saharienne et ont raconté aux secours être partis deux jours plus tôt de la ville de Tan-Tan, située dans le sud du Maroc et à quelque 250 kilomètres à l’est de Lanzarote.
Selon le journal El Pais, "on compte 20 hommes, 10 femmes ainsi que des bébés et des enfants" parmi les survivants. Douze personnes ont été transportées à l’hôpital : six femmes, deux hommes, deux enfants de quatre ans et deux bébés.
L’embarcation s’est retournée vers 22h, près du port Orzola, au nord de l’île, dans une zone rocheuse particulièrement dangereuse. Des passants qui se trouvaient sur le port ont sauté dans l’eau pour venir en aide aux migrants, a précisé Enrique Espinosa.
Deux autres bateaux transportant 110 migrants (96 hommes, 8 femmes et six mineurs) sont arrivés dans la nuit de jeudi à vendredi sur deux autres îles des Canaries, selon les services de secours. (...)
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Depuis l’Afrique, la traversée fait au minimum cent kilomètres, et les courants sont forts. Sans compter l’état des bateaux et le fait qu’ils soient la plupart du temps surchargés : tout cela provoque de nombreux drames humains. (...)
En mars, une petite Malienne de deux ans avait succombé après plusieurs jours d’agonie dans un hôpital des Canaries après avoir été récupérée par des sauveteurs à bord d’une embarcation de fortune.