Plus de 700.000 réfugiés ukrainiens, essentiellement des femmes et des enfants, vivent actuellement en Allemagne. La recherche d’un emploi est pour beaucoup la première préoccupation.
De nombreuses femmes déplacées par la guerre en Ukraine vivent aujourd’hui seules ou avec leurs enfants en Allemagne, les hommes de 18 à 60 ans ayant l’obligation de rester en Ukraine pour lutter contre l’armée russe. (...)
Si les autorités allemandes tentent de simplifier et d’accélérer le processus d’intégration, trouver du travail reste une mission délicate, notamment à cause de la barrière de la langue.
Dans un récent reportage pour le magazine économique "Made in Germany" de la Deutsche Welle, des Ukrainiennes racontent comment elles ont réussi à intégrer le marché du travail allemand. (...)
L’Allemagne connaît actuellement une forte pénurie de main-d’œuvre, avec près de 1,7 millions de postes vacants fin 2021, essentiellement dans les petites entreprises.
La demande de main-d’œuvre qualifiée, notamment dans les secteurs de l’informatique et de la santé, place les réfugiés ukrainiens dans un situation plutôt favorable pour espérer trouver du travail.
Comme le précise toutefois le site de Job Aid, il reste de nombreux obstacles à surmonter, même pour le personnel qualifié. Au-delà des restrictions légales et la reconnaissance des qualifications, la barrière de la langue pose encore de grandes difficultés, explique Masha. (...)
La plateforme Job Aid existe depuis près de deux mois et a permis de pourvoir plus de 5 000 emplois à travers l’Europe.
Marcus Diekmann est l’un des initiateurs du projet. L’idée du site est venue dès le début de la guerre et a été concrétisée en à peine cinq jours.
"Le plus grand défi est que ce sont des hommes et des femmes très instruits qui viennent nous voir, et nous devons leur trouver le bon emploi en fonction de leur formation", explique Marcus Diekmann. (...)
Pour de nombreux réfugiés ayant réussi à trouver un emploi en Allemagne, le travail représente bien plus qu’une simple source de revenus. "Cela aide à comprendre que la vie continue", dit Olga. "Nous sommes certes face à un énorme problème. On souffre mais nous devons continuer à vivre. Nous devons garder l’espoir qu’un jour cette situation sera terminée. C’est important."