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Ouest France
Airbus veut garder sa piste d’envol à Nantes
Article mis en ligne le 18 septembre 2017
dernière modification le 17 septembre 2017

Au transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes, Airbus veut garder la piste de Nantes. Décision prise, le financement reste à structurer.

Une décision pas facile à prendre

Une vraie Arlésienne depuis deux ans. Au transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes, normalement vers 2017, quid de la piste actuelle aux portes de Nantes, sur la zone de Chateau-Bougon à Bouguenais ? La maintenir ou non pour le service d’entreprises ? L’usine Airbus, toute proche, grande utilisatrice de l’équipement pour livrer ses pièces à bord de son avion transporteur Béluga a toujours plaidé pour son maintien. Mais avec quel financement ? L’industriel doit-il supporter le coût tout seul ? Les collectivités locales peuvent-elles aider à ce maintien ? Un groupe de travail planche depuis des mois sur toutes les éventualités

Le groupe de travail a tranché

Selon nos informations, cet été, ce groupe de travail, qui rassemble Airbus, la Région, Nantes-Métropole et la Carene, ne travaille plus que sur une seule hypothèse : le maintien de la piste.

Vers une privatisation de la piste ?

Ce maintien déclenche deux grandes questions : le coût réel du maintien et qui paye quoi. Dans le contrat e concession qu’a signé Vinci airports pour la construction du Grand aéroport de l’Ouest, les termes sont clairs : arrêt des vols commerciaux sur la piste de Nantes-Atlantqiue mais maintien possible de la structure pour les besoins des activités aéronautiques. Vinci aiport précise même la suite le cas échéant : « nous serions effectivement à la tête de cette piste mais la gestion en serait totalement privée. » À ce jour, le frêt se limite essentiellement à Airbus avec trois vols de Béluga par jour. Le reste de l’activité est anecdotique. Donc pas possible de faire porter cette privatisation par d’autres entreprises. D’où le regard qui se tourne vers les collectivités locales.

Un dossier hautement politique

Le coût d’une privatisation, selon les proches de ce dossier, atteint au moins deux fois le prix de l’exploitation actuelle. (?..)