Washington a adopté lundi 18 mai de nouvelles sanctions contre des responsables cubains, alors que les négociations avec La Havane sont dans l’impasse et que l’hypothèse d’une intervention militaire se fait de plus en plus insistante.
La liste noire du Trésor états-unien vient de s’allonger de nouveaux noms. Ceux de hauts responsables et généraux cubains, dont le président de l’Assemblée nationale, les ministres des Communications, de la Justice et de l’Énergie. En tout neuf noms, auxquels s’ajoute la Direction générale du renseignement. Leurs avoirs détenus aux États-Unis sont désormais gelés. Il est également interdit à toute personne ou entreprise américaine, ou possédant une filiale aux États-Unis, de faire affaire avec eux.
Washington a également renforcé les sanctions déjà existantes contre le ministère cubain de l’Intérieur et la police nationale. Le secrétaire d’État Marco Rubio, qui avait déjà annoncé début mai des mesures coercitives contre le conglomérat d’entreprises Gaesa, lié à l’armée, a averti dans un communiqué que d’autres sanctions seraient bientôt prononcées (...)
Des discussions dans l’impasse (...)
Les réservoirs d’essence sont secs, les coupures d’électricité se multiplient, mais rien n’y fait : le régime continue de refuser les réformes économiques et politiques exigées par Washington contre un allègement des sanctions. Les négociations officialisées le mois dernier sont dans l’impasse. (...)
La menace d’un « bain de sang »
La petite musique d’une opération sur le modèle de celle ayant conduit à la capture de l’ex-président vénézuélien le 3 janvier dernier se fait de plus en plus insistante. L’aviation états-unienne multiplie les missions de renseignement au large des côtes cubaines. Washington s’inquiète désormais de l’achat de 300 drones par Cuba. (...)
La perspective inquiète les élus républicains. Plusieurs sénateurs ont même mis en garde Donald Trump, jugeant que l’armée avait déjà fort à faire en Iran. Ouvrir un nouveau front serait une énorme erreur, estiment-ils (...)