La capitale ukrainienne et sa région ont été visées, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai, par une attaque massive et coordonnée de missiles et de drones russes, dont un de portée intermédiaire Orechnik. Le bilan provisoire fait état d’au moins quatre morts et des dizaines de blessés. Volodymyr Zelensky avait mis en garde dès samedi soir contre une frappe russe d’ampleur imminente.
Quelques jours après une attaque ukrainienne meurtrière contre un lycée dans une région occupée par la Russie pour laquelle le président russe Vladimir Poutine avait promis une riposte militaire, d’intenses bombardements ont frappé Kiev, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai.
Selon notre correspondant dans la capitale ukrainienne, Lucas Lazo, une dizaine d’explosions très puissantes ont retenti sur les coups de 1h du matin, avant que de nouvelles vagues frappent la ville depuis la terre, les airs et la mer Noire. Des journalistes de l’AFP ont également aperçu des balles traçantes fendre le ciel noir et ont entendu des tirs de mitrailleuse tentant vraisemblablement d’abattre un drone vrombissant au-dessus du centre-ville. Dans les abris du métro, la lassitude était visible sur les visages des Ukrainiens, rapporte notre correspondant.
Des incendies étaient toujours en cours dans certains quartiers résidentiels et industriels, dans la matinée du dimanche. (...)
Missile balistique Orechnik
Lors de l’attaque, l’armée ukrainienne avait avertit sur Télégram que la capitale faisait l’objet « d’une attaque massive de missiles ennemis ». Selon elle, près de 600 drones et 90 missiles ont été utilisés. (...)
Un porte-parole de l’armée de l’air a par ailleurs confirmé dans la matinée du dimanche qu’un missile balistique Orechnik, de portée intermédiaire et particulièrement difficile à intercepter, a été utilisé lors de l’attaque.
Ce que Moscou a reconnu (...)
L’armée russe a déployé l’Orechnik, son missile hypersonique à capacité nucléaire le plus récent, l’année dernière en Biélorussie, pays allié de Moscou qui partage une frontière avec trois États membres de l’Otan et de l’Union européenne - la Pologne, la Lituanie et la Lettonie - ainsi qu’avec l’Ukraine. Moscou a déjà employé l’Orechnik à deux reprises depuis le début de son invasion de l’Ukraine en février 2022. (...)