Ce mardi 2 juin au matin, une importante attaque russe contre l’Ukraine a fait neuf morts, dont quatre dans la capitale Kiev touchée par des missiles balistiques, ont rapporté les autorités ukrainiennes.
Après que des explosions de missiles ont retenti, des habitants se sont précipités vers les abris - chargés de sacs et de couvertures - dans les rues de Kiev, où un important panache de fumée s’est élevé, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait préalablement affirmé, vendredi 29 mai, que Moscou préparait « une nouvelle frappe massive » contre l’Ukraine, alors que la Russie a appelé les diplomates étrangers à quitter Kiev.
Par ailleurs, dans l’est du pays à Dnipro, les autorités ont fait état de cinq mort et 25 blessés. « Le bilan de l’attaque russe contre Dnipro continue de s’alourdir », a souligné le chef de l’administration militaire de la région, Oleksandr Ganja. Dix personnes ont également été blessées à Kharkiv, également dans l’est de l’Ukraine, dont un enfant, a décrit sur Telegram le maire Igor Terekhov. La ville a été « attaquée par quinze drones et deux missiles », a-t-il précisé.
Côté russe, un civil a été tué, lundi 1er juin, dans la région de Koursk, proche de la frontière, dans une attaque de drone ukrainien, a indiqué le gouverneur local Aleksandr Khinchtein. Un incendie s’est déclenché dans la raffinerie d’Ilski, dans la région de Krasnodar du sud de la Russie, à la suite d’une attaque de drones, selon le quartier général opérationnel de la région. (...)
En Ukraine, les stocks d’armes s’épuisent (...)
Les négociations pour mettre fin à l’offensive à grande échelle sur l’Ukraine, qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de réfugiés en plus de quatre ans de conflit, sont toujours au point mort.