Les ministres des Affaires étrangères des trente-deux pays de l’Alliance atlantique sont réunis ces jeudi 21 et vendredi 22 mai 2026 à Helsingborg dans le sud de la Suède. Cette réunion devait à l’origine être consacrée à la préparation du sommet de l’Otan début juillet en Turquie mais la guerre au Moyen-Orient s’invite en force et promet des débats tendus au vu des remarques de Marco Rubio, le ministre américain selon qui « les pays de l’Otan refusent de faire quoi que ce soit ». À leur refus de s’impliquer dans sa guerre contre l’Iran sont ensuite venus s’ajouter le refus espagnol de laisser les bombardiers de l’US Air Force en route pour le Moyen-Orient faire escale sur son sol puis les remarques du chancelier allemand affirmant que l’Iran humiliait les États-Unis. La Maison Blanche annonce cependant l’envoi de 5 000 hommes en Pologne.
(...) Marco Rubio a expressément mis en doute l’utilité de l’Otan pour les États-Unis, écrit notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. L’exaspération s’est déjà traduite par l’annonce du retrait d’Allemagne de 5 000 soldats américains, ce qui provoque de vives inquiétudes dans les rangs des Européens mais pourrait finalement être compensé par l’annonce de la Maison Blanche de l’envoi d’une brigade d’environ 5 000 hommes en Pologne. (...)
pour mieux rassurer les Américains sur leur engagement à monter en puissance dans la défense de leur continent, les Européens se prépareraient à annoncer une salve de contrats d’armement, dont plusieurs avec les États-Unis, selon des diplomates à Bruxelles approchés par l’AFP. Mais rien ne doit être dévoilé avant cette réunion, a réclamé Mak Rutte, selon un de ces diplomates, avec l’espoir que ces accords sauront satisfaire Donald Trump, attendu avec nervosité par les Européens à Ankara en juillet 2026 pour le sommet de l’Alliance.
Lors de cette réunion, les Européens entendent aussi réaffirmer leur soutien à l’Ukraine, qui sera une autre priorité de Mark Rutte en Turquie. (...)