Le parlement européen souhaite délaisser Google au profit de Qwant sur les ordinateurs fournis aux parlementaires européen à partir de demain (4 juin). Un geste symbolique, à l’heure où les questions de souveraineté numérique continuent de s’imposer.
Avant de légiférer sur la souveraineté numérique, il est de bon ton de commencer par balayer devant sa porte. Alors que la Commission européenne présente aujourd’hui sa proposition de loi visant à favoriser les achats auprès d’acteurs européens du numérique, le Parlement européen entend proposer le navigateur Qwant par défaut sur les ordinateurs mis à la disposition de ses employés et des parlementaires. (...)
Qwant s’érige en champion de la souveraineté
Qwant est un moteur de recherche fondé en France en 2013, qui se pose en alternative aux principaux moteurs de recherches proposés par des acteurs américains. La société, principalement détenue par le fonds Synfonium de la famille Klaba et la caisse des dépôts, a récemment changé de directeur et est aujourd’hui dirigée par Boris Lecoeur, passé par Cloudflare France. (...)
La société a conclu un partenariat en ce sens avec le moteur de recherche Ecosia en 2024 visant à créer une coentreprise pour développer un index commun et indépendant mis à la disposition des entreprises européennes. Celui-ci a été développé et mis en œuvre en 2025 sous le nom de Staan, et est actuellement utilisé par Qwant, Ecosia et Lilo.
Effort législatif européen
La Commission européenne a également présenté aujourd’hui ses propositions sur la souveraineté numérique européenne (...)
la Commission propose également une stratégie portant sur l’open source ainsi qu’un plan d’action spécifique sur le déploiement d’outils numérique et d’IA dans le secteur de l’énergie en Europe.
crédit image : Qwant, Public domain, via Wikimedia Commons