Le candidat de La France insoumise (LFI) à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a appelé dimanche 7 juin à concrétiser la possibilité d’un « grand changement », lors de son premier grand meeting de campagne à Saint-Denis, aux portes de Paris, ville remportée par son camp aux élections municipales de mars.
Le leader insoumis de 74 ans s’est adressé à plusieurs milliers de personnes (26 000, selon les organisateurs) réunies devant la basilique de Saint-Denis aux côtés du maire de la ville, Bally Bagayoko. « La première force politique de la gauche et du changement, la voici ! », a-t-il déclaré. « Un grand changement est à portée de main », a ajouté, demandant à chacun des sympathisants de LFI de faire changer d’avis à trois personnes et de les amener à voter pour son mouvement. (...)
« Le suprémacisme est porté par le RN »
Faisant valoir qu’il n’a obtenu que 420 000 voix de moins que la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon a déclaré : « Chaque voix compte dès le premier tour (...) Le deuxième tour, ceux qui n’ont aucune chance d’y accéder devraient se garder de nous empêcher d’essayer de le gagner », a prévenu le candidat LFI, à l’attention du reste de la gauche.
Jean-Luc Mélenchon a en outre attaqué le Rassemblement national, accusant ce parti de promouvoir un « suprémacisme » visant à diviser les peuples « en ethnie et en religion ». (...)
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– (Mediapart)
Présidentielle : Mélenchon accélère... et le reste de la gauche bricole encore
Alors que le leader insoumis a rassemblé des milliers de personnes à Saint-Denis pour son lancement de campagne, les communistes et Les Écologistes ont passé le week-end à se compter et à tenter de s’extirper de leurs querelles d’appareil. Quand le premier déroule, les seconds font du surplace.
Si le leader de La France insoumise (LFI) ne voit plus de compétition à gauche, les autres partis tentent toujours de se mettre en ordre de bataille. Mais englués dans leurs querelles d’appareil ou les ambitions personnelles, ils ont vu dans le miroir du parvis bondé de la basilique de Saint-Denis leur propre paralysie.
Avec 26 000 participant·es revendiqué·es et galvanisé·es par les discours de figures incontestées de la gauche, comme les écrivain·es Annie Ernaux et Éric Vuillard, LFI a fait la preuve dimanche de sa capacité – sans égale à gauche – à mobiliser. Ce que la députée écologiste Sandrine Rousseau appelait lundi matin sur Sud Radio un « incroyable succès ». (...)
– (La France Insoumise)
26 000 personnes à Saint-Denis pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon : la démonstration de force insoumise
Ce dimanche 7 juin, 26 000 personnes se sont rassemblées entre la mairie et la basilique de Saint-Denis pour assister au meeting de lancement de campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Sans conteste, les insoumis ont réussi une véritable démonstration de force, à faire pâlir tous leurs adversaires, et que les médias dominants ont bien été obligés de reconnaître.
Avant que le leader insoumis livre une heure de discours à une foule déterminée, les écrivains Annie Ernaux, Éric Vuillard et le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ont également pris la parole. Les militants insoumis, nouveaux sympathisants ou curieux en sont repartis plein d’énergie, prêts à mener la longue campagne électorale qui les attend. Avec, au bout du chemin, une victoire plus espérée que jamais.
« Ce type de train de l’histoire ne passe pas deux fois. Pour une fois, les étoiles sont alignées. Tous ceux qui veulent participer à la bataille pour la 6e République, écologique et sociale sont les bienvenus », a conclu Jean-Luc Mélenchon. (...)