Le patrimoine culturel doit être protégé. Il constitue le pilier de l’identité, de la confiance et de l’espoir des peuples, il porte la promesse de paix et de relèvement. Lorsque le patrimoine est détruit, où que ce soit, les normes morales sont ébranlées, la cohésion sociale est érodée et la confiance et la résilience sont compromises. Il est temps de renouveler notre engagement à protéger la culture, pour le passé, le présent et l’avenir de tous les peuples
Ces 39 biens culturels bénéficient désormais du niveau de protection juridique le plus élevé contre les attaques et les usages à des fins militaires. Le non-respect de ces dispositions constituerait de graves violations de la Convention de La Haye de 1954 et de son Deuxième Protocole de 1999, et pourrait constituer de potentiels motifs de responsabilité pénale.
Les sites placés sous protection renforcée recevront une assistance technique et financière de l’UNESCO pour renforcer leur protection juridique, améliorer les mesures d’anticipation et de gestion des risques ainsi que fournir une formation supplémentaire aux professionnels de la culture et au personnel militaire de la zone. La protection renforcée permet également d’envoyer un signal à l’ensemble de la communauté internationale quant à l’urgence de protéger ces sites.
Cette initiative d’urgence complète l’action déjà entreprise par l’UNESCO ces dernières semaines pour protéger le patrimoine culturel dans les pays touchés du Moyen-Orient. Depuis le début des hostilités, l’UNESCO travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Culture et la Direction générale des antiquités du Liban afin d’accompagner la mise en sécurité des collections archéologiques et des musées.
L’UNESCO assure également un suivi par satellite des sites historiques et patrimoniaux afin d’évaluer leur état de conservation et les éventuels dommages qu’ils auraient subis, en partenariat avec UNITAR/UNOSAT, le centre satellitaire des Nations Unies. Jusqu’à présent, l’UNESCO a pu confirmer des dommages causés dans la ville de Tyr, au Liban, inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1984, ainsi que sur d’autres biens dans des pays voisins.
L’UNESCO est prête à fournir une expertise ou une assistance supplémentaires et rappelle à toutes les parties concernées leurs obligations de protéger le patrimoine culturel et naturel, y compris en cas de conflit armé