En fin de semaine dernière, la presse transalpine a dévoilé l’existence d’une enquête concernant la construction du futur consulat des États-Unis à Milan, en Italie. Pour bâtir cet édifice, des centaines de travailleurs indiens auraient travaillé dans l’illégalité la plus totale et pour des salaires dérisoires.
Les termes utilisés par le parquet de Milan sont durs et témoignent du sérieux d’une affaire qui pourrait avoir de lourdes conséquences. “Une situation de quasi-esclavage”, constitutive des crimes de “prêt illicite de main-d’œuvre et d’exploitation des travailleurs”. Ce sont les accusations formulées par la justice italienne contre la filiale transalpine de Caddell Construction, société américaine qui construit le futur consulat des États-Unis à Milan. Un projet pharaonique à 200 millions de dollars (environ 170 millions d’euros), lancé en 2022 et qui devrait s’achever en 2028, sur lequel plane désormais l’ombre de graves irrégularités, raconte le Corriere della Sera. (...)
L’affaire a créé une vague d’indignation dans la presse du pays, où l’exploitation de travailleurs étrangers dans le secteur du bâtiment est répandue. Le fait qu’une société étrangère, qui plus est américaine, soit indirectement impliquée paraît surprenant, et l’enquête semble s’appuyer sur des éléments très concrets. (...)
La filiale italienne de Caddell Construction a été placée sous contrôle judiciaire. Pis, l’un des dirigeants de cette dernière, un Turc nommé Ulas Demir, a été arrêté dimanche 31 mai à l’aéroport de Bergame, dans le nord de l’Italie (...)