Une grande manifestation organisée par le syndicat CGIL s’est tenue samedi 6 juin dans l’après-midi à Amendolara, une commune rurale de la Calabre où, lundi dernier, quatre jeunes ouvriers agricoles immigrés – trois Afghans et un Pakistanais – ont été enfermés dans un fourgon garé sur une aire de service et brûlés vifs par deux ressortissants pakistanais. Ces hommes qui étaient leurs contremaîtres ont été identifiés et incarcérés. Ils auraient commis ces crimes d’une cruauté inouïe pour faire taire la rébellion des victimes qui réclamaient leur salaire et des conditions de vie moins indécentes.
Sous le slogan « Restons humains ! », des milliers de personnes, dont des élus de gauche et des représentants d’associations sociales, ont participé à ce rassemblement dans un climat mêlant tristesse et colère. Main dans la main, immigrés et Italiens ont réclamé la fin de toute forme d’exploitation, de violence et d’omerta.
De fait, le quadruple crime contre des ouvriers agricoles immigrés commis par d’autres immigrés, faisant office d’intermédiaires, est étroitement lié à un système opaque de recrutement soutenu par la criminalité organisée, et à la lutte insuffisante contre le caporalato, l’esclavage dans l’agriculture. (...)
crédit image : Ormai88, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons