Dans la ville de Boali, à 95 kilomètres au nord de la capitale centrafricaine, les élèves du lycée sont confrontés, depuis le début de l’année, à un phénomène aussi troublant qu’inexpliqué : des décès mystérieux et répétés au sein de leur établissement. Depuis janvier 2026, une dizaine d’élèves auraient perdu la vie dans des circonstances encore difficiles à élucider.
(...) À l’approche des examens de fin d’année, l’inquiétude grandit : certains parents préfèrent garder leurs enfants à la maison, dans l’attente de réponses concrètes. (...)
Depuis le début de l’année, selon Euphrasie Ngoumba, membre de l’association des parents d’élèves, 15 élèves ont déjà perdu la vie : « D’après nos observations, les victimes présentent toujours les mêmes symptômes : agitation, troubles mentaux, maux de tête, perte de connaissance, puis parfois la mort. Un enfant peut être en parfaite santé, quelques heures auparavant, puis s’effondrer brutalement. Nous envoyons nos enfants à l’école pour construire leur avenir, et non pour mourir. » (...)
Entre hypothèses médicales et croyances populaires, la vérité peine à émerger. À l’hôpital de la ville, le personnel appelle au calme : aucune épidémie n’a été détectée ces derniers mois. De leur côté, les autorités locales poursuivent les investigations pour tenter de comprendre ce phénomène. (...)