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France : à partir du 1er juillet, les étudiants non européens et non boursiers n’auront plus le droit aux APL pour se loger
#EtudiantsEtrangers
Article mis en ligne le 30 juin 2026

Un décret paru dimanche au Journal officiel a confirmé qu’à partir du 1er juillet 2026, les étudiants non européens et non boursiers n’auront plus le droit aux APL pour se loger. Cette mesure avait été adoptée dans le cadre de la loi de finances pour 2026.

À partir de mercredi 1er juillet, les étudiants non européens et non boursiers seront privés d’aides personnalisées au logement (APL), a confirmé un décret paru dimanche au Journal officiel.

La mesure, adoptée dans le cadre de la loi de finances pour 2026, a été validée en février par le Conseil constitutionnel.

Elle prévoit de "limiter l’accès au droit à une aide personnelle au logement pour les étudiants extra-communautaires à ceux remplissant les conditions pour être titulaires d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux", indique le décret.

Les étudiants en apprentissage ou exerçant une activité professionnelle en parallèle de leurs études, à partir d’une heure par semaine selon le ministère du Logement, pourront en revanche conserver leur aide au logement.

La mesure est dénoncée par les associations d’accès au logement et les organisations étudiantes, dont certaines dénoncent l’instauration d’une "préférence nationale".
Des étudiants étrangers déjà fragilisés

les étudiants étrangers non européens sont actuellement déjà fragilisés par la hausse des frais d’inscription à l’université. Un décret est paru le 20 mai dans le cadre d’un nouveau plan baptisé "Choose France For Higher Education" du ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Ce dernier a annoncé vouloir faire appliquer strictement les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises. Cette mesure existait depuis 2019 mais était jusqu’ici peu appliquée. (...)

Concrètement, la majorité des étudiants non ressortissants de l’Union européenne seront donc appelés à la rentrée à s’acquitter de droits d’inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd’hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros. (...)