Quelques heures après des bombardements russes intenses, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai sur toute l’Ukraine, avec ce qui est décrit comme l’une des attaques les plus violentes de la guerre contre sa capitale et l’usage du missile balistique à capacité nucléaire Orechnik, la diplomatie russe encadrait un voyage de presse à Starobilsk. Un voyage de presse sur les lieux d’une attaque ukrainienne meurtrière survenue quelques jours plus tôt contre le bâtiment d’un lycée de cette ville dans la région de Louhansk, annexée en 2022. Attaque pour laquelle Vladimir Poutine avait promis, vendredi 22 mai, une riposte militaire.
(...) Dès samedi 23 mai après-midi, le ministère des Affaires étrangères russe prend l’opinion – intérieure et internationale – à témoin. (...)
Le président russe Vladimir Poutine a qualifié vendredi la frappe d’« acte terroriste », affirmant qu’elle « n’était pas accidentelle » et promettant une « réponse militaire ».
L’armée ukrainienne a nié toute responsabilité dans l’attaque, affirmant avoir ciblé une unité d’élite de commandement de drones dans la zone, l’unité « Rubicon », et avoir agi conformément au droit international humanitaire. Kiev a démenti viser des civils.
Samedi soir 23 mai, les autorités russes ont annoncé la fin des opérations de recherche et ont établi le bilan de l’attaque contre l’école normale à 21 morts, dont de nombreuses jeunes femmes.
Rendez-vous est donné à une cinquantaine de journalistes au centre de Moscou le lendemain à 5h30, pour un aller-retour de 18 heures au total dans cette région placée sous contrôle russe.
L’enjeu pour Moscou est transparent. (...)
Les Nations Unies ont condamné, vendredi 22 mai, « toute attaque contre des civils et des infrastructures civiles, où qu’elles aient lieu », tout en précisant ne pas être en mesure d’accéder à la zone sous contrôle de Moscou et de vérifier les détails. (...)
Voyage de presse à Starobilsk encadré par la diplomatie russe (...)
RFI n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante tous ces éléments. (...)
Montée en puissance des attaques de drones depuis un an (...)
Depuis le début de l’offensive russe contre l’Ukraine en février 2022, des milliers de civils ont été tués des deux côtés du front et les bombardements se poursuivent quotidiennement, dans un contexte de quasi-impasse militaire et diplomatique. Les efforts diplomatiques sous médiation américaine pour mettre fin au conflit, le pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, sont au point mort depuis l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient.