Avec plus de 900 cas suspects dont 220 mortels, l’épidémie d’Ebola continue à s’étendre en RDC. Focus sur ces fausses croyances qui freinent la lutte contre cette maladie. Anny Modi, spécialiste des questions de genre et de développement, est l’une des consultantes sollicitées par les agences et organisations humanitaires impliquées dans la lutte contre Ebola. Elle est l’invitée d’Afrique Midi.
crédit image : CDC/Cynthia Goldsmith, Public domain, via Wikimedia Commons
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En République démocratique du Congo, plus de 900 personnes sont désormais soupçonnées d’avoir contracté le virus Ebola d’après les dernières chiffres rendus publics hier par l’OMS. L’agence sanitaire de l’Union Africaine affirme que plus de 300 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins liés à cette épidémie. L’une des entités spécialisées dans la réponse humanitaire brille aujourd’hui par son absence, c’est l’agence américaine USAID dissoute par Donald Trump dès le début de son mandat. (...)
Jeremy Konyndyk, un des anciens dirigeants de l’agence USAID, déplore la perte d’années d’expertise dans la gestion de ce type d’épidémie. Pour lui, sans les coupes opérées par l’administration américaine, cette nouvelle flambée d’Ebola aurait pu être détectée de manière beaucoup plus précoce. Et il est très pessimiste, explique-t-il à notre correspondant aux États-Unis, Vincent Souriau. Car l’épidémie actuelle d’Ebola lui rappelle celle qu’il a combattue ave les équipes de USAID au milieu des années 2010. (...)
Jeremy Konyndyk balaie aussi les annonces récentes de la diplomatie américaine qui s’engage à financer - par le biais de l’ONU - cinquante cliniques anti-Ebola en RDC et en Ouganda. La Maison Blanche dit-il, « n’a aucune idée des difficultés que ça implique ». Et ce ne sera presque d’aucune aide sans le travail de terrain.