En Inde, le Parti des cafards a transformé une satire en mouvement. Après avoir fédéré des millions d’internautes en quelques semaines, il a multiplié les rassemblements dans plusieurs États indiens durant la semaine. Porté par une jeunesse en colère, le collectif cherche désormais à convertir sa popularité sur Instagram en influence politique.
(...) Au micro, le fondateur de ce mouvement satirique né sur Instagram, Abhijeet Dipke, fait la tournée des États indiens pour canaliser la colère de la jeunesse.
« J’ai lancé le Parti des cafards comme une blague. Mais c’est votre ras-le-bol, votre rage contre ce gouvernement, qui a fait de cette dérision un mouvement sérieux », explique-t-il.
« Ils ne vont pas se laisser faire »
Derrière l’humour, le mouvement exige plus d’équité et d’opportunités. La révolte est née quand un haut magistrat a comparé la jeunesse à des cafards (...)
Si certains observateurs doutent de sa capacité à s’inscrire dans la durée, le Parti des cafards élargit ses revendications. Il exige la démission du ministre de l’Éducation, qu’il juge responsable des fuites massives aux récents examens nationaux d’entrée en faculté de médecine.