Un nouveau cessez-le-feu au Liban a été cette fois-ci négocié directement entre Israël et le Hezbollah, et non le gouvernement. L’accord a été annoncé vendredi 19 juin après une journée particulièrement meurtrière. Un regain de violence au pays du cèdre qui serait l’une des explications du report des négociations entre les États-Unis et l’Iran prévues en Suisse, car la République islamique a fait de l’arrêt des combats au Liban une de ses exigences.
► Les prochaines discussions entre le Liban et Israël auront lieu du 23 au 25 juin à Washington, a annoncé le département d’État américain, à la suite d’un entretien téléphonique entre Marco Rubio et le président libanais Joseph Aoun.
► Après la signature électronique du protocole d’accord par l’Iran et les États-Unis mercredi 17 juin, l’armée américaine a annoncé, jeudi 18 juin, avoir levé son blocus maritime des ports iraniens.
► Des frappes israéliennes depuis la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 juin dans le sud et l’est du Liban ont fait 47 morts, dont deux enfants, et 97 blessés selon Beyrouth. Israël déplore pour sa part la perte de quatre soldats. Après ces raids, les plus massifs et les plus meurtriers depuis l’annonce du protocole d’accord irano-américain lundi 15 juin, un responsable américain et un diplomate du Golfe ont annoncé un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, qui est entré en vigueur dans l’après-midi.
🔍 Pour l’Iran, le calme au Liban est un prérequis pour poursuivre les négociations
C’est une médiation entre Israël et l’Iran qui a permis d’obtenir ce cessez-le-feu. La République islamique est certes le parrain du Hezbollah libanais. Mais en étant en première ligne de ces négociations, plutôt que le Hezbollah lui-même, le régime de Téhéran montre une fois de plus qu’il considère les fronts iranien et libanais comme étant pleinement liés, rappelle Guilhem Delteil, du service international de RFI. (...)