Téhéran a affirmé, lundi 25 mai, imposer des frais pour des « services de navigation » aux navires transitant par le stratégique détroit d’Ormuz, sous son contrôle depuis le début de la guerre au Moyen-Orient en mars. Le ministère des Affaires étrangères a toutefois assuré que l’Iran « ne cherchait pas à percevoir de péage ». Un système qui rappelle celui appliqué par la Turquie pour le passage des navires commerciaux dans les détroits du Bosphore et des Dardanelles. Depuis 90 ans, Ankara perçoit des taxes sur certains services liés au passage.
(...) En vertu de la Convention de Montreux de 1936, qui régit la navigation dans le détroit du Bosphore et celui des Dardanelles, la Turquie perçoit des recettes des navires qui transitent sans faire escale dans un port des détroits. Ce sont des taxes sur trois services définis par la Convention : le contrôle sanitaire, la signalisation comme les phares et les bouées, et enfin le sauvetage. (...)
. La Turquie a ainsi touché plus de 227 millions de dollars en 2024 – le dernier chiffre disponible – pour le passage d’environ 51 000 navires de commerce. (...)
crédit image : Ank Kumar, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons