Un tribunal sud-africain a infligé, jeudi 18 juin, une amende de deux millions de rands, soit près de 123 000 dollars, à un organisateur de safaris présenté comme le cerveau d’un vaste trafic international de cornes de rhinocéros. Cette décision met un terme à un procès ouvert en 2010 et marqué par de nombreux retards et recours judiciaires.
L’Afrique du Sud, qui abrite la majorité des rhinocéros encore vivants dans le monde, est l’un des principaux foyers de braconnage de cette espèce. En Asie, les cornes de rhinocéros se vendent à prix d’or auprès d’acheteurs qui leur attribuent, à tort, des vertus thérapeutiques. La justice n’a ainsi pas ménagé, dans son verdict, l’organisateur de safari qui avait organisé tout un trafic international.
« La plus grande enquête au monde sur le trafic de cornes de rhinocéros » (...)
Selon un signalement publié en 2014 par le ministère américain de la Justice, cet organisateur de safaris était le principal cerveau du trafic. Il vendait à des chasseurs peu scrupuleux des voyages illégaux destinés à abattre des rhinocéros sauvages. (...)
Giles Laurent, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons