Après un huitième de finale entre le Paraguay et la France, dont les Bleus, à défaut d’avoir pu jouer au football, sont sortis vainqueurs, les polémiques se multiplient. Dernière en date : des propos racistes de la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla à l’encontre du capitaine tricolore Kylian Mbappé.
"Une femme méprisable et indigne de sa fonction." Aussi à l’aise sur un terrain qu’avec son compte X, Kylian Mbappé a réagi lundi 6 juillet fermement aux propos racistes tenus à son encontre par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla, après la défaite 1-0 de l’Albirroja contre la France, en huitièmes de finale du Mondial 2026. (...)
"Je ne laisserai jamais aux gens comme elle la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde" (...)
"Nous ne resterons pas silencieux"
Le football français a soutenu d’une seule voix le capitaine de l’équipe nationale. La Fédération française de football a ainsi dénoncé des mots "abjects et inacceptables", ajoutant procéder "à un signalement au parquet à des fins de poursuite judiciaire".
Sur son compte X, le président de la FFF, Philippe Diallo, y est allé de son soutien personnel : "J’apporte mon entier soutien à notre capitaine, aux joueurs, et plus généralement à toutes les victimes de tels propos odieux. Les joueurs de l’équipe de France représentent la France, c’est notre pays qui est insulté."
Il a également eu le soutien de l’UNFP, le syndicat français des joueurs professionnels (...)
La ministre française des Sports, Marina Ferrari, y est également allée de sa condamnation sur X : "La France condamne avec la plus grande fermeté les attaques racistes dont Kylian Mbappé a été la cible. Ces propos sont abjects, indignes et d’autant plus inacceptables qu’ils émanent d’une responsable politique. Face au racisme, nous ne resterons pas silencieux. En s’en prenant à Kylian Mbappé, la sénatrice s’attaque à tout ce que notre capitaine incarne et à tout ce que notre pays défend : la liberté, l’égalité et la fraternité", a expliqué la ministre dans une déclaration transmise à la presse. (...)
Des propos "contraires aux valeurs" du Paraguay
Les plus hautes autorités des deux pays n’ont pas non plus tardé à réagir. Emmanuel Macron est venu en soutien du capitaine des Bleus en dénonçant des "attaques racistes".
"Le président paraguayen a écrit au président français en ce sens, condamnant les propos qui ont été tenus comme l’a fait le ministère des Affaires étrangères paraguayen", a indiqué l’Élysée.
Le gouvernement du Paraguay s’est désolidarisé dans la foulée des propos de Celeste Amarilla, les jugeant "contraires aux valeurs et principes qui inspirent la coexistence pacifique et le respect de la dignité humaine". (...)
Enfin, le président de la Fifa, Gianni Infantino, a condamné "sans équivoque" ces propos racistes. (...)
Entre autres ignominies que nous ne souhaitons pas reproduire de manière exhaustive ici, la sénatrice paraguayenne a comparé Kylian Mbappé à "un chimpanzé" qui ne "sait même pas écrire", ou encore "un Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français".
Des propos qui s’inscrivent dans un contexte de racisme décomplexé dont on avait déjà fait preuve Jose-Luis Chilavert, ancien gardien du Paraguay qui avait notamment affronté la France en 1998 et qui milite désormais pour l’extrême-droite xénophobe locale (...)