En marge de la manifestation des Gilets jaunes à Toulouse, ce samedi, un commissaire de police a été filmé alors qu’il interpellait une jeune femme en lui donnant un coup de pied dans les chevilles pour la plaquer au sol. Les manifestants dénoncent à nouveau les violences policières.
Sur les images tournées par Julien, un Toulousain de 25 ans qui suivait la manifestation, on voit nettement un commissaire de police qui portait l’écharpe tricolore et un mégaphone - équipement obligatoire pour effectuer les sommations avant l’usage de la force - "balayer" une jeune femme par un coup de pied aux chevilles et la plaquer au sol. (...)
La scène se passe précisément à 18h26 sur la place Jeanne-d’Arc à Toulouse, sur un trottoir face aux stations de bus. "C’était la fin de la manifestation, il n’y avait plus grand monde. La police a lancé des grenades lacrymogènes. Quelques policiers venaient de charger une dizaine de jeunes, raconte Julien. C’est là que la jeune femme a crié ’C’est beau la démocratie en France’ aux forces de l’ordre", (...)
Sur la vidéo que nous avons pu visionner en intégralité, un groupe de policiers lourdement équipés pour le maintien de l’ordre traverse en courant la place Jeann-d’Arc et les voies de bus installées au centre. Le commissaire en tête prend les devants et se dirige vers la rue des moutons d’où il ressort - après une légère coupure au montage vidéo pour faire disparaître le visage de passants selon l’auteur - avec la jeune femme qu’il tient par le bras.
Sur ces images, cette dernière qui ne porte pas de gilet jaune proteste oralement sans violence physique apparente. C’est là que le commissaire de police lui assène un coup de pied dans les chevilles pour la faire tomber à terre. Il est alors rejoint par un autre policier afin de maîtriser la jeune femme au sol. Celle-ci est ensuite relevée et emmenée contre un mur pour être interpellée.
De source officielle, la jeune femme a été placée en garde à vue, samedi soir, après avoir été interpellée par un commissaire de police pour attroupement malgré l’ordre de dispersion et pour rébellion. Toujours selon cette source, l’usage proportionné de la force a été fait après les sommations préalables et a cessé dès que la jeune femme a été maîtrisée. (...)