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Les Echos
Service national universel : le gouvernement vise 400.000 jeunes en 2022
Article mis en ligne le 28 août 2019

L’exécutif devrait débloquer 700 millions d’euros de ressources nouvelles d’ici à 2022 pour accélérer la montée en puissance du service national universel. L’objectif est de le rendre obligatoire en 2023 ou 2024, via la réforme constitutionnelle ou un projet de loi spécifique.

C’était dans l’air du temps depuis plusieurs mois. Cette fois, c’est arbitré : selon nos informations, le service national universel (SNU) concernera au moins 400.000 jeunes d’ici à 2022, soit plus de la moitié d’une classe d’âge. L’annonce est envisagée pour fin septembre, au moment de la présentation du projet de loi de Finances pour 2020.

Lors de sa conférence de presse d’avril, Emmanuel Macron avait souhaité « qu’on accélère le déploiement de cette initiative ». « Elle est indispensable et notre nation en a besoin », avait-il déclaré, en identifiant le SNU comme « la matrice indispensable au coeur de notre école [et] qui va irriguer des vocations ». (...)

Le gouvernement espère trouver des volontaires jusqu’en 2021.

En revanche, pour atteindre les 400.000 jeunes en 2022 et généraliser le dispositif en 2023 ou 2024 (soit 800.000 jeunes), il lui faudra faire autrement. « A un moment, il faudra le rendre obligatoire pour une partie des jeunes, et pas pour les autres », avait confié Gabriel Attal aux « Echos », en juin. (...)

Plusieurs pistes, comme le tirage au sort ou le choix du mois de naissance des jeunes sont à l’étude , avait indiqué le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale. (...)

D’ici là, le gouvernement devra encore surmonter des critiques et des réticences, notamment celles des représentants de parents d’élèves. Sur le plan budgétaire au moins, Jean-Michel Blanquer et Gabriel Attal devraient avoir de quoi contrer les attaques des opposants au SNU, avec des ressources nouvelles de 700 millions d’euros pour les 400.000 jeunes de 2022 qui seront dissociées du budget du ministère de l’Education nationale. A cette échéance, le coût par jeune serait donc de l’ordre de 1.750 euros, soit un peu moins que les 2.000 euros facturés cette année pour le démarrage du dispositif.