Le corps d’une Ethiopienne a été retrouvé dans la forêt la frontière entre la Pologne et la Biélorussie le weekend dernier. Il s’agit de la cinquième personne retrouvée morte dans la région frontalière en moins de deux mois.
Elle a été découverte par des militants d’un groupe humanitaire local, le Podlaskie Voluntary Humanitarian Emergency Service, explique notamment le quotidien polonais Wyborcza Gazette. (...)
Disparue depuis une semaine
Selon l’ONG, la femme, physiquement affaiblie, s’est retrouvée seule dans la forêt lorsque son mari et un autre migrant de son groupe sont partis chercher de l’aide.
Les deux hommes auraient ensuite été interpellés et renvoyés à la frontière biélorusse par les garde-frontières polonais. Aucune aide ne parviendra à la jeune femme. Des proches finissent par signaler sa disparition. (...)
Elle sera retrouvée inanimée dans la forêt près d’une route, vêtue des mêmes vêtements que sur la photo. Seule la veste manquait. À côté d’elle, sur le sol, se trouvait un livre de prières chrétiennes. (...)
"Elle pourrait encore être en vie, si le 4 février, la police et les garde-frontières s’étaient rendus à l’endroit indiqué par les amis de la jeune fille. (...)
Le groupe affirme que les autorités polonaises n’ont pas tenté de secourir la femme et ont refoulé les personnes venues chercher de l’aide (...)
Après la découverte du corps, l’ONG Grupa Granica, qui surveille la situation des migrants à la frontière entre la Pologne et le Bélarus, a exigé une enquête.
Une plainte a été déposée auprès du Commissaire aux droits de l’homme de Pologne, qui dit avoir demandé des explications aux gardes-frontières et à la police "dans le cadre des procédures en cours".