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le Monde
Oui, le port du matricule est obligatoire pour les policiers et les gendarmes
Article mis en ligne le 24 novembre 2019

Des images prises à Rennes pendant des manifestations contre la loi travail semblent montrer des policiers sans matricule. Une pratique contraire au code de déontologie des forces de l’ordre.

Plusieurs journalistes et témoins ont affirmé ces dernières semaines avoir fait face à des gendarmes ou policiers sans matricule au cours de manifestations contre la loi travail. Une vidéo de l’agence de presse Taranis News montre par exemple ce représentant des forces de l’ordre, dont l’écusson et le matricule ont semble-t-il été retirés sans apparaître ailleurs : (...)

« Excusez-moi, il est où votre matricule ? Normalement vous êtes obligé d’en porter un… », demande l’auteur de la vidéo au policier en question dans cette vidéo tournée à Rennes le 31 mai. Sans obtenir de réponse.
Une pratique contraire aux règles

Le numéro à 7 chiffres qui permet d’identifier chaque représentant des forces est la conséquence d’une promesse de campagne de François Hollande : lutter contre les abus lors des contrôles d’identité. Cette mesure jugée « stigmatisante » par les syndicats a été mise en place avec le nouveau code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie, en vigueur depuis 2014. (...)

« Oui, les textes nationaux prévoient le port du matricule pour tous les policiers et gendarmes », reconnaît Christophe Mirmand, préfet de la région Bretagne. « La seule exception, à ma connaissance, c’est la présence d’équipements spéciaux dans des circonstances particulières, ce qui n’était pas le cas lors de ces manifestations. »

Il confirme également que ces derniers sont tenus de fournir leur numéro de matricule sur demande.
Un rappel à l’ordre pour les policiers bretons (...)

Par ailleurs, le préfet de la région Bretagne dit avoir « demandé au directeur de la direction départementale de la sécurité publique [DDSP] de rappeler à ses hommes qu’ils doivent porter le matricule. Il n’y a aucune réserve à admettre que les représentants des forces de l’ordre ne le mettent pas, même en des circonstances difficiles. » (...)