Lundi une vaste opération d’arrestations a eu lieu en Occitanie. Neuf familles albanaises ont été expulsées, soit 31 personnes, parmi lesquelles 15 enfants de 10 mois à 16 ans. Un "expulsion forcée" selon la Cimade.
L’expulsion a ensuite eu lieu mardi matin par un vol coordonné par Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. 31 personnes étaient à bord, dont 15 enfants, comme le confirme la Préfecture de Haute-Garonne. La destination était Tirana en Albanie.
"Pas de doudou, pas de cartable"
Sur cette vague d’interpellations, certaines ont échouées et n’ont pas donné suite à des expulsions. Plusieurs associations, qui ont appelé à un rassemblement ce mercredi soir, dénoncent notamment la présence de policiers devant au moins deux écoles, pour encadrer des parents afin qu’ils récupèrent leurs enfants avant d’être placés en centre de rétention. Placements qui ont finalement échoué.
De son côté la Cimade, association pour le soutien des étrangers, présente au centre de rétention de Cornebarrieu, a aussitôt réagi, scandalisée par la brutalité de la méthode. Selon l’association, les familles arrêtées n’ont pas été autorisées à rassembler leurs effets personnels. "Pas de doudou, pas de cartable, imaginez ce que ça représente pour un enfant". Parmis les personnes expulsées, il y avait des personnes faibles comme des femmes enceintes ou des nourrissons, précise la Cimade. "On se demande jusqu’où ça va aller"et s’indigne : "allez rafler des enfants dans des écoles, on avait pas vu ça depuis longtemps."
Mercredi soir, lors du rassemblement organisé par plusieurs associations pour protester contre ces expulsions, la Ligue des Droits de l’Homme, à travers son président d’honneur Jean-François Mignard a également commenté "c’est une méthode qu’on pensait dépassée", précisant qu’il y avait eu "des comportements indignes des représentants de l’Etat" . (...)