Donald Trump l’affirme : les employés fédéraux au chômage forcé à cause du "shutdown" soutiennent son combat contre les démocrates pour obtenir un mur à la frontière avec le Mexique. Mais alors qu’aucune issue n’est en vue, c’est plutôt l’inquiétude qui domine de nombreux témoignages d’anonymes.
Entre craintes de ne pas pouvoir payer le loyer et fêtes de Noël gâchées, des internautes confient leurs angoisses sur Twitter, sous le hashtag #ShutdownStories.
Mercredi marque le cinquième jour de cette impasse budgétaire qui a provoqué la fermeture, ou "shutdown", de 25% des administrations fédérales. En conséquence, quelque 800.000 Américains sont soit, pour la moitié, forcés de travailler sans être payés, soit poussés, pour l’autre moitié, aux congés sans solde.
Après les précédents "shutdowns", le Congrès américain avait rapidement voté, une fois le conflit résolu, pour que les employés fédéraux soit payés rétroactivement.
Mais alors que la fin du mois approche et que les négociations n’avancent pas, beaucoup s’inquiètent de ne pas pouvoir affronter les factures, tandis que les sous-traitants des ministères affirment eux qu’ils perdront purement et simplement ces jours chômés. (...)
Pour d’autres, comme @Ancient_Scout, les conséquences sont immédiates : "Rompu mon bail pour accepter un nouveau boulot fédéral pour lequel je dois suivre 7 mois de formation dans un autre Etat. Formation annulée à cause du shutdown. Plus de logement. Ne peux pas me permettre un logement à court (?) terme. Je dois travailler à plein temps sans être payé. Je rends les cadeaux de Noël".
"En tant que contractuelle pour le gouvernement, je ne vais PAS ETRE PAYEE pour les jours que durera ce shutdown. Je suis une mère célibataire en mode panique. Je prends des heures supplémentaires dans mon deuxième boulot, mais ça ne payera pas le loyer !", s’inquiète @juliedotburr.
– Sandwiches gratuits -
Certains des employés affectés défendent toutefois la décision de Donald Trump de refuser de signer une loi budgétaire tant qu’elle ne comprendra pas le financement du mur, censé lutter contre l’immigration clandestine. (...)
En attendant que les parlementaires, attendus de retour à Washington jeudi, se mettent d’accord sur un compromis, la solidarité s’organise. (...)