Linus Torvalds, le créateur de Linux, a reconnu publiquement que les Etats-Unis avaient tenté de faire pression pour ajouter un backdoor dans Linux, pour faciliter le déchiffrement des données. Selon l’un des principaux contributeurs au noyau, Intel pourrait avoir été l’instrument des pressions, déjouées.
La scène a fait rire tous les auditeurs. Linus Torvalds participait cette semaine à la LinuxCon North America, à Hyatt New Orleans, où il est intervenu dans une conférence sur le noyau Linux qu’il a créé et qu’il continue de développer. Le public étant invité à poser des questions, l’actualité brûlante de la surveillance électronique par les Etats-Unis s’est naturellement imposée.
"L’un de vous a-t-il déjà été approché par les USA pour ouvrir une porte dérobée ?" (un "backdoor"), a ainsi demandé le modérateur de la conférence.
D’abord, silences et rires gênés des autres intervenants à la conférence (Tejun Heo et Ric Wheeler de Red Hat, Greg Kroah-Hartman de la Linux Foundation, et Sarah Sharp d’Intel). Puis Linus Torvalds prend la parole avec un grand sourire. "Non", prononce-t-il en insistant... sur son mouvement de tête qui dit oui.
"Rien dont je ne puisse parler", ajoutera simplement Tejun Heo, avant que le modérateur passe rapidement à un autre sujet, sentant que la question n’aurait pas d’autre réponse. (...)