« Seulement quatre toilettes et pas de douche, c’est très limite niveau sanitaire », prévient Christine Ben Mohamed, du collectif Solidarité Roms.
« Ne pas se laver pendant une semaine, ce n’est pas normal et vivable. » La Bourse du travail est un lieu de travail pour les organisations syndicales et n’est en aucun cas équipée pour recevoir une population. « Dans le groupe, plusieurs femmes sont enceintes et une gravement malade. Elle nécessite des soins par dialyse trois fois par semaine », ajoute Christine Ben Mohamed.
Au niveau des vivres, des boîtes de conserve ont été récupérées après l’évacuation du camp lundi et des personnes ont apporté nourriture et vêtements. « Les chaussures manquent, surtout pour les enfants. Il y a aussi un besoin fondamental en couches et médicaments. » Ils dorment tous ensemble dans la salle polyvalente de la Bourse du travail. Ils seront hébergés de la sorte au moins jusqu’à lundi. « On s’organise pour qu’il y ait le moins de gêne possible. On fait attention pour rendre toutes les salles impeccables », avertit Olivier Pira, du syndicat Solidaires. (...)