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RITIMO (Informations, outils, initiatives pour un monde solidaire)
Les extrêmes droites, mieux les connaître pour mieux les combattre
Dossier Basta ! et RITIMO
Article mis en ligne le 7 juin 2019
dernière modification le 6 juin 2019

Elles prospèrent aux États-Unis où elles influent sur le plus haut niveau de l’État. Elles créent la surprise en prenant le pouvoir au Brésil. Elles gouvernent plusieurs pays européens. Elles dirigent d’une main de fer les Philippines. Elles séduisent toujours autant les hindous indiens. Les droites extrêmes, dans leurs nuances nationalistes, xénophobes voire racistes, misogynes, anti-sociales ou anti-écologie, se portent bien, très bien. Que font les extrêmes droite quand elles prennent le pouvoir ? Qui les soutient ? Les extrêmes droites, mieux les connaître pour mieux les combattre est un dossier réalisé par Basta ! en partenariat avec le réseau Ritimo, qui regroupe des associations de solidarité internationale.

L’élection de Donald Trump a renforcé les groupes violents, racistes et suprémacistes blancs

Une partie de l’extrême droite européenne apprécie désormais le pouvoir en place au Kremlin, et réciproquement : le parti de Marine Le Pen emprunte auprès de banques russes, la Ligue italienne a passé un accord avec le parti de Vladimir Poutine. Une autre partie tourne aussi son regard vers les États-Unis.
Outre-Atlantique, l’élection de Donald Trump à la présidence en 2016 a renforcé les groupes violents, racistes et suprémacistes blancs. Leurs pratiques offensives sur les réseaux sociaux, à coups de fake news et de harcèlement, inspirent les « identitaires » européens. Au Brésil, le nouveau président Jair Bolsonaro est soutenu par des groupes nostalgiques de la dictature militaire et par l’aile la plus conservatrice des nouvelles églises évangéliques. Là-bas, le chef d’État ouvertement et violemment homophobe et misogyne a placé huit militaires dans son gouvernement, libéralisé le port d’armes et s’en est immédiatement pris aux populations autochtones. Aux Philippines, le président élu en 2016, Rodrigo Duterte, utilise une rhétorique du « nettoyage anti-drogue » pour attiser la violence à l’égard de tous ses opposants, dont les défenseurs des droits fondamentaux et des droits des populations autochtones.

En Inde, Narendra Modi et son parti nationaliste hindou ont à nouveau remporté, et de loin, les élections générales en mai 2019. Partout, des Amériques à l’Europe, de l’Asie jusqu’à la Russie de Poutine et la Turquie d’Erdogan, l’époque semble devenir celle des autocrates. (...)

De l’Espagne à l’Allemagne, de l’Europe de l’Est aux États-Unis et au Brésil, ce dossier vous fait traverser cette idéologie, certes relookée depuis les fascismes européens du 20ème siècle, mais qui prospère sur les mêmes ressorts : la peur du déclassement ou du « remplacement », le creusement des inégalités, la brutalisation économique, la xénophobie, la faiblesse des utopies. (...)