La Commission nationale pour les droits de l’homme en Libye (NHCR) a dénoncé, dans un communiqué, la détention arbitraire de l’un de ses directeurs, depuis le 1er octobre dernier. Walid Elhouderi est chargé de contact et de la coordination internationale au sein de la Commission. Il a été emmené par des forces sous les ordres du gouvernement d’union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj à Tripoli. Sa détention arbitraire met en lumière une pratique courante en Libye.
La Commission nationale pour les droits de l’homme en Libye (NHCR) dénonce cette détention « forcée et arbitraire » et en appelle au ministre de l’Intérieur, au Premier ministre et à la mission de l’ONU en Libye pour le libérer dans les plus brefs délais. Elle tient le gouvernement de Tripoli responsable de sa sécurité.
Selon elle, ce sont des membres des services du renseignement qui ont enlevé Walid Elhouderi, fils de l’actuel ambassadeur de la Libye en France et défenseur des droits de l’homme qui est intervenu à plusieurs reprises sur RFI.
La Commission se dit « extrêmement bouleversée » par toutes les exactions qui touchent les civils et les défenseurs des droits de l’homme en Libye. Comme beaucoup d’autres civils libyens Walid Elhouderi a été enlevé sans mandat d’arrêt, est détenu sans aucune raison, et depuis le 1er octobre, il n’a pas été présenté devant le procureur général. (...)