Le MRAP n’a certes pas vocation à intervenir dans les rapports
diplomatiques mais ne peut non plus oublier que l’Amitié entre les Peuples
est inscrite dans son sigle et au cœur de son histoire.
C’est donc avec consternation qu’il a appris l’interdiction faite au
président Bolivien de survoler la France, d’emprunter - comme tout autre vol
– l’espace aérien français. Le MRAP ne peut que condamner ce qui constitue
une violation des lois du trafic aérien international.
C’est la Bolivie et son peuple qui se voient ainsi méprisé à travers le
traitement indigne qui a été appliqué à son président le mardi 2 juillet
2013.
Jamais le gouvernement français ou ses homologues italien, portugais et
espagnol, n’auraient appliqué une telle décision au chef d’état d’une
grande puissance. Ce grave incident traduit une certaine conception de la
suzeraineté des rapports entre les peuples, que le MRAP réprouve.
En effet, cette décision s’inscrit dans une étrange démarche d’allégeance
aux Etats-Unis, à l’heure précise où cette grande puissance est prise en
flagrant délit d’ingérence et de mépris pour des peuples - en particulier,
mais pas seulement - européens qui se voient mis "sous surveillance" des
services secrets de l’ "allié" américain.
La relation franco-américaine - avant tout ancrée dans les histoires
solidaires des révolutions américaines et françaises - en sort
singulièrement dégradée.
Le MRAP exprime toute sa profonde solidarité au peuple Bolivien ainsi
méprisé.