Près d’un millier de migrants sont arrivés sur la petite île italienne de Lampedusa entre jeudi 9 et dimanche 12 juillet. Le président de la région Sicile a déclaré l’état d’urgence sur l’île tandis que son homologue de Calabre menace d’interdire les débarquements sur les côtes calabraises.
Ces derniers jours ont été denses en mer Méditerranée. Lampedusa, qui a vu débarquer 963 personnes en seulement quatre jours, a été débordé par l’afflux de migrants, pour la plupart originaires du Bangladesh ou de Tunisie.
Jeudi 9 juillet, ce sont 136 personnes qui sont arrivées sur l’île italienne à bord de 10 embarcations. Le lendemain, on comptait 434 migrants répartis dans neuf canots. Samedi 11 juillet, 12 bateaux transportant 286 exilés ont gagné Lampedusa et deux autres avec 107 migrants à bord ont rejoint l’île dimanche. De plus, 60 personnes ont été récupérées en mer par les garde-côtes italiens et ont rejoint la Sicile lundi matin.
L’unique centre d’accueil de l’île était ainsi surchargé ce week end alors que seulement 95 places d’hébergement sont disponibles. Environ 300 migrants vont être rapidement envoyés vers d’autres centres en Calabre ou dans la région des Pouilles afin de désengorger le hotstpot de Lampedusa - les premiers transferts ayant débuté dimanche soir. (...)
Un navire de 268 migrants parti de Libye a d’ailleurs surpris vendredi les humanitaires. "Un tel bateau, avec autant de personnes à bord, qui arrive à gagner l’Italie par ses propres moyens, c’est rare. On n’avait pas vu cela depuis plusieurs années", affirme à InfoMigrants Flavio Di Giacomo, porte-parole de l’Organisation internationale des migrations (OIM). (...)
Quelque 8 000 personnes, dont 2 000 Tunisiens, sont arrivées par la mer en Italie depuis le début de l’année, davantage qu’en 2019 (3 000) à la même période de l’année, mais bien moins que l’année d’avant (17 000 en 2018), selon les chiffres de l’OIM.