Bandeau
McInformactions.net
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Infomigrants
L’Italie presse le FMI d’aider financièrement la Tunisie pour éviter un afflux migratoire
#migrants #Tunisie #italie #FMI
Article mis en ligne le 15 avril 2023

Le ministre italien des Affaires étrangères a demandé jeudi au Fonds monétaire international (FMI) d’octroyer des financements à la Tunisie, sans attendre les réformes du gouvernement tunisien. Rome craint qu’un effondrement économique de ce pays du Maghreb ne contribue à une augmentation des départs vers l’Europe. Et ce, alors que les débarquements en Italie explosent par rapport à 2022.

(...) Selon le responsable, les aides financières prévues par l’organisation ne doivent pas être "totalement conditionnées à la conclusion du processus des réformes". (...)

"Notre proposition est de commencer à financer la Tunisie, à travers le FMI, et de verser une première tranche" sans attendre les réformes économiques jugées nécessaires au pays, en crise financière, a déclaré le ministre italien lors d’un point presse à l’issue d’une rencontre avec son homologue tunisien Nabil Ammar. Antonio Tajani souhaite verser "une seconde tranche avec la progression des réformes".
Crainte d’un effondrement économique de la Tunisie

Ces déclarations interviennent une semaine après des propos virulents du président tunisien Kaïs Saïed à l’encontre du FMI, qui conditionne l’octroi d’un prêt à des réformes économiques. "En ce qui concerne le FMI, les diktats provenant de l’étranger et qui ne mènent qu’à davantage d’appauvrissement sont inacceptables", a estimé le chef de l’État le 6 avril. (...)

La Tunisie, endettée à environ 80% de son PIB, a obtenu un accord de principe du FMI à la mi-octobre pour un nouveau prêt d’environ deux milliards de dollars pour l’aider à surmonter la grave crise financière qu’elle traverse. Mais les discussions sont dans l’impasse, faute d’engagement ferme de Tunis à mettre en œuvre un programme de réformes pour restructurer les plus de 100 entreprises publiques lourdement endettées et lever les subventions sur certains produits de base. (...)