Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a annoncé, lundi, un léger remaniement gouvernemental avec les nominations, notamment, de deux conservateurs ouvertement anti-migrants au ministère de l’Intérieur et à sa branche pour l’Intégration des réfugiés.
C’est un nouveau virage à droite que vient d’amorcer, lundi 4 janvier,
Le premier, Makis Voridis, passe de ministre de l’Agriculture à celui de l’Intérieur. Ce père de famille de deux enfants a fondé en 1994 un parti d’extrême-droite nommé "le parti du Front hellénique" dont le slogan était "carton rouge pour les migrants illégaux". Depuis 2005, il a rejoint un autre petit parti nationaliste appelé "Laos".
Plus récemment, alors qu’il était encore ministre de l’Agriculture, Makis Voridis n’a pas hésité à plusieurs reprises à partager son opinion plutôt tranchée sur la crise migratoire. Ainsi, en octobre 2019, au moment de l’approbation par le Conseil des ministres de ce qui allait devenir une nouvelle législation sur l’asile en Grèce, le ministre ultra conservateur estimait à la radio qu’une majorité des personnes entassées dans les îles de la mer Égée n’étaient que "des clandestins (...) n’ayant en fait aucune raison et donc aucun droit de demander une protection humanitaire". Selon lui, les réfugiés tels que les Syriens fuyant la guerre sont largement minoritaires. Les autres "ont des droits humains devant être respectés durant leur procédure d’asile, mais cela ne doit pas aller plus loin."
Les migrants "des envahisseurs non armés" (...)