Plus de 160 personnes migrantes ont péri au large des côtes libyennes en fin de semaine dernière. La Méditerranée centrale demeure la route migratoire la plus meurtrière au monde.
L’année s’achève, pas les tragédies en Méditerranée. Plus de 160 personnes migrantes ont péri au large des côtes libyennes en fin de semaine dernière, a indiqué, mardi 21 décembre, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le 17 décembre, le naufrage d’une embarcation de fortune a fait 102 morts. Le lendemain, un canot transportant 210 personnes a été intercepté par les garde-côtes libyens. Il comptait 61 corps sans vie à son bord. (...)
Depuis le début de l’année, 1 058 personnes sont décédées en Méditerranée centrale. Selon François Thomas, président de SOS Méditerranée, les candidats à l’exil sont poussés par la nécessité de quitter « l’enfer libyen » (...)
Aux mains des réseaux criminels
L’instabilité institutionnelle du pays favorise le développement des réseaux de passeurs. (...)
Cela ne suffit pas à expliquer la persistance des drames qui endeuillent la Méditerranée. « On peut se lamenter encore pendant des décennies si on ne regarde pas en amont les causes originelles de ces tragédies, explique Jean-Paul Cavalieri. Ce n’est pas simplement une question libyo-européenne, c’est un continuum. Il faut agir à plusieurs niveaux : en Méditerranée, en Libye, à la frontière sud de la Libye, mal délimitée, et dans les pays de transit. »
La route migratoire la plus meurtrière au monde (...)