La Maison Blanche organisait cette semaine le « United State of Women ». Plus de 5 000 personnes, dont de nombreuses célébrités, rassemblées pour discuter des droits des femmes. Retour sur les faits marquants.
L’autonomisation économique, la santé et le bien-être, l’accès à l’éducation, la violence envers les femmes, l’entrepreunariat et l’innovation, le leadership et l’engagement civique. Ce sont les six sujets qui occupaient mardi 14 juin les quelques 5 000 personnes invitées par la Maison Blanche au « United State of Women », un sommet sur les droits des femmes piloté par Michelle Obama et la star des médias Oprah Winfrey.
Parmi les intervenant.e.s, le président Barack Obama, le vice-président Joe Biden, l’actrice Amy Poehler, et des représentant.e.s des différentes sphères de la société (chef.fe.s d’entreprises, des dirigeant.e.s de fondations et d’associations, des militant.e.s, des ingénieur.e.s…). Que retenir de ce sommet ?
Une promotion hollywoodienne
Une campagne de communication hollywoodienne a été mise en place pour annoncer et lancer le United State of Women (...)
Le discours féministe d’Obama
« Je suis peut-être un peu plus grisonnant qu’il y a huit ans, mais voilà à quoi ressemble un féministe », a déclaré Barack Obama. (...)
Dénonçant les stéréotypes genrés qui commencent dès la naissance et la culture du double standard « qui éduque nos filles à être modestes, et nos garçons à être autoritaires », le président des États-Unis a réaffirmé son engagement pour les droits des femmes. (...)
Le discours du vice-président contre les violences faites aux femmes
Après avoir affirmé son engagement pour la cause des femmes, « le combat de [s]a vie », le vice-président Joe Biden a tenu un discours passionné contre les violences faites aux femmes, « un crime pur et simple ». (...)
Joe Biden a notamment appelé les universités à réagir : « Président d’université, doyen, faculté, les coachs eux-mêmes, tout le monde a la responsabilité de commencer à changer la culture des campus. » Appel qui fait écho à la toute récente polémique sur le viol de Stanford, auquel Joe Biden avait déjà réagi par une lettre remarquée (Voir : Viol à Stanford : plus d’un million de personnes mobilisées).
L’égalité professionnelle, sujet central
L’égalité professionnelle était un enjeu crucial du sommet. De nombreuses célébrités, dont Oprah Winfrey, Shonda Rhimes, Amy Poehler, Patricia Arquette, se sont exprimées sur les discriminations sexuelles au travail (accès à l’emploi, salaire,…) et sur la représentation des femmes dans les médias.
Le United State of Women a mis l’accent sur la nécessité d’impliquer les femmes dans le secteur aussi porteur qu’inégalitaire des sciences et des technologies. (...)
Le United State of Women s’est soldé par des mesures concrètes, notamment en faveur de l’égalité professionnelle. (...)
La question de l’avortement passée sous silence
Le droit à l’avortement est un enjeu clef aux Etats-Unis où il est de plus en plus menacé, depuis les 288 nouvelles restrictions sur l’IVG adoptées depuis 2010 dans les Etats républicains jusqu’à un attentat contre un centre du Planning Familial au Colorado en 2015. Pourtant le programme détaillé du sommet ne mentionnait pas une fois le mot « avortement », malgré la présence de la présidente du Planning Familial Cecile Richards. Pour protester contre ce silence et le manque d’action politique d’Obama sur le sujet, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées, à l’appel d’associations, devant le centre de congrès qui accueillait le United State of Women.
Un sommet pour Hillary Clinton ?
Ce sommet tombait à pic dans la campagne d’Hillary Clinton, qui vient de remporter les primaires démocrates et affrontera, pour succéder à Barack Obama, le Républicain Donald Trump qui s’est fait remarquer, entre autres, par ses propos sexistes. (...)