Le contenu du premier témoignage de l’ancienne dirigeante civile de la Birmanie, délivré mardi, n’a pas encore été divulgué. La junte verrouille totalement la communication autour de son procès qui se tient à huis clos. Aung San Suu Kyi est accusée de multiples infractions par les militaires qui mènent une répression sans merci contre leurs opposants depuis le coup d’État du 1er février.
Selon cette source, la prix Nobel de la paix 1991, âgée de 76 ans et assignée à résidence à Naypyidaw lors du putsch, a "fourni elle-même ses déclarations à la cour" en réponse aux accusations d’incitation aux troubles publics dont elle fait notamment l’objet et pour lesquelles elle avait plaidé non coupable en septembre.
Outre les accusations d’incitation aux troubles publics, Aung Suu Kyi est poursuivie pour une série d’infractions - importation illégale de talkies-walkies, violation des restrictions liées au Covid-19, sédition, corruption...Elle risque des dizaines d’années de prison. (...)
Le principal avocat de l’ex-dirigeante, Khin Maung Zaw, avait annoncé mi-octobre ne plus avoir le droit de parler aux médias, aux diplomates étrangers et aux organisations internationales, relayant sur Facebook une ordonnance en ce sens du régime militaire.