C’est un seuil symbolique et tragique. La barre des 20 000 migrants morts en Méditerranée depuis 2014 a été franchie en février, d’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence de l’Organisation des Nations unies (ONU).
C’est un seuil symbolique et tragique. La barre des 20 000 migrants morts en Méditerranée depuis 2014 a été franchie en février, d’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Le 9 février, 91 personnes sont ainsi mortes aux abords de la Libye. « C’est le dernier d’une série de soi-disant bateaux fantômes qui ont disparu en route vers l’Europe, faisant des centaines de victimes », explique Frank Laczko, directeur du Centre d’analyse des données sur les migrations mondiales de l’OIM. Ces bateaux fantômes ou « naufrages invisibles » sont repérés soit parce qu’une organisation reçoit un appel d’aide d’un migrant présent à bord soit l’appel d’un proche inquiet.
Des décès proportionnellement en hausse
L’organisation assure que les deux tiers des personnes disparues n’ont laissé aucune trace. Elle déplore que dans de nombreux cas aucune opération de recherche ne soit lancée. (...)
Pour limiter les tragédies en mer, l’OIM propose notamment de développer des voies légales d’immigration. Elle rappelle que le nombre de décès est moindre qu’en 2015-2016, période d’un pic d’immigration, avec plus de 5000 morts en 2016. Mais les décès sont en hausse s’ils sont mis en regard du nombre de tentatives de traversées.
Pression migratoire en provenance de Syrie
Cette annonce de l’OIM sur le nombre de 20 000 décès intervient dans un contexte de tensions aux limites de l’Europe. (...)